Communiqué n°4 : Le défi de l’autonomie

Communiqué n°4 : Le défi de l’autonomie

Notre camarade Serge se bat pour revenir parmi nous et le fait avec une détermination implacable. Ce combat qu’il mène, que nous menons, contraste drastiquement avec l’ambiance de fin de mouvement que l’État, par l’arrogance, la répression et la promesse du pire, tente de faire avaler aux gens en lutte. Alors que les syndicats cherchent à tout prix une porte de sortie pour cacher, tant bien que mal, la déculottée que leur administre le gouvernement depuis maintenant quatre mois, nous sommes nombreuses et nombreux à rester déterminés pour que rien ne se passe comme les tenants de l’ordre social l’espèrent. Mais comment peut-on faire ?

Depuis le 25 mars, les camarades du S tentent d’appuyer les multiples initiatives de débordement qui, selon nous, correspondent au dépassement du train-train syndical, au renforcement de la lutte, à la solidarité offensive, pour la révolution. Il nous tenait à cœur de rappeler, depuis notre position spécifique dans le mouvement, que la solidarité envers les blessés et les enfermés se fait par le renforcement de la lutte, et non dans les seuls méandres du face à face avec l’État et ses tribunaux. Les initiatives de débordement, dont la face émergée brille de mille feux de poubelles dans les rues, se fabriquent dans le mouvement, à l’occasion de rencontres opportunes et d’organisations collectives concrètes pour donner de la force à toutes celles et ceux qui luttent aujourd’hui. L’auto-organisation des prolétaires, qu’il s’agisse de coordinations, de réseaux, de collectifs, de groupes, etc., nous permet d’imaginer la suite, loin du tempo imposé qu’on vomit à chaque dispersion. Le risque dans le moment actuel est de se perdre de vue, que la vague se retire et que chacun échoue dans son trou. La semaine du 1er mai s’annonce comme un moment important, et il ne tient qu’à nous d’en faire une rampe de lancement pour construire nos forces. La semaine d’actions à l’appel des camarades du S, en dédicace aux blessés et aux enfermés, peut s’y prêter, pour renforcer le camp de celles et ceux qui ne lâcheront rien.

Nous ne nous poserons jamais en centralité à rejoindre pour la simple et bonne raison qu’un mouvement sans tête ne se dissout pas et qu’une direction, qu’importe son apparat radical, finit toujours par avoir ses propres intérêts, opposés aux nôtres. La trahison s’impose comme funeste destin et avec elle, la répression tous azimuts de ce qui donne de la force au mouvement. Nous le répétons : qu’importe le régime de gouvernement de la vie capitaliste contre lequel on se bat aux quatre coins du monde, aucune concession ne nous sera faite. Renforcer nos capacités d’auto-organisation, par le biais d’assemblées autonomes, de réseaux de lutte, de groupements spontanés, qu’importe la forme tant qu’elle est horizontale, est peut-être le défi qui s’impose à nous aujourd’hui. Il s’agit là du défi de notre autonomie, pour ne plus avoir à subir les généraux de mouvement et leur encadrement. Nous ne serons jamais de bons petits soldats.

Nous réitérons notre appel à action de la semaine du 1er mai et nous nous engageons à en faire le relai de la façon la plus efficace possible, pour que chacun, selon ses besoins et ses moyens, puisse y participer.

Force aux petits du 20ème parisien que les flics ont essayé de tuer.

Force à Serge et à tous les blessés et enfermés, encore !

Vive la révolution mondiale !

Les camarades du S

Ps : N’hésitez à nous faire parvenir les actions de solidarité à s.informations@proton.me. Nous les relaierons sur le blog lescamaradesdus.noblogs.org et les réseaux Insta (@camarades_du_s) et Tweeter (@CamaradeDuS)

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